• Bach à travers les âges.

    Ceci est à nouveau un comparatif, mais pas que.

    Je vous présente successivement, et en ordre chrologique, trois interprétations de la même œuvre : le 1er mouvement (Vivace !) du concerto pour deux violons et ensemble à cordes de Bach (BMW 1043), puis une quatrième qui est intermédiaire entre la première et la deuxième, mais dans une autre genre.

    Je vous explique après pourquoi !

     

     

    Je soupçonne que vous avez vu la progression "interprétative" dans les trois premières. Sauf que ce n'est pas arrivé par hasard.

    La deuxième, celle de Nigel Kennedy, est cruciale. Pourquoi ? Parce que ce zozo (et quelques autres) ont foutu un grand coup de pied dans la fourmilière !

    Ce qui a permis à des Hilary Hahn de s'épanouir ensuite. Et c'est tant mieux (à mon goût).

    À l'inverse quand on regarde la première, on est dans le compassé et l'empesé, ce qui a dégoûté je ne sais combien de gens de la musique « classique ».

    Mais si N. Kennedy a pu exister et s'exprimer ce n'est pas non plus un hasard (à son grand dam d'ailleurs, relisez les critiques de l'époque), c'est grâce à la quatrième ou, plus globalement, grâce au jazz et à ses conséquences dont le rock et la pop.
    Enfin, un instrumentiste classique avait le droit de « vibrer » ce qui lui était sauvagement interdit depuis plus d'un siècle. (Avant ils avaient le droit).

    Je répète, à l'époque N. Kennedy a fait scandale. mais tant mieux.

     


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  • Commentaires

    1
    Marc Daya
    Dimanche 2 Juin 2013 à 13:06

     Commentaire tardif,

    Aprés les catastrophes, en 1945, les mélomanes avaient besoin de ça. C'est le terrible Bach des conservatoires Français des sixties et seventies, c'était peut etre pire avant ou ailleurs, les élèves  appelaient ce style : Bach machine à coudre. Les fugues , c'était terrible...à vous dégouter à jamais du barroque.

    C'est en Russie que la rigidité atteignait le Zenith. Quand un élève se plaignait ( 10 heures d'exercices barbares au clavier tous les jours comme seul horizon), les profs évoquaient probablement les souffrances des soldats Russes à Moscou et Stalingrad pour arreter les Nazis.

    Toute musique  Dyonisiaque était suspecte, la bestialité humaine avait conduit au Romantisme musical Allemand, au Jazz, au Rock, à la danse,à la guerre, au Nazisme, tout cela était de la meme espece !! avaient-ils raison?

     Cet état d'esprit conduisait à une vision idéale du dix-huitiéme siécle, tout illuminé par la raison humaine et ses triomphes. Image fausse bien sur.

    Dés 1918, Hermann Hesse, rejette toute la culture Allemande en bloc, à partir de Beethoven et lui compris, ce qui est rare. Il "voue un culte" à Bach et surtout à Mozart- au siécle des lumiéres.

     Je préfére Hillary.

     

     

     

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