• Commentaires variés sur des sujets divers.

    Je ne fais pas qu’écrire (occasionnellement) sur mon blog, j’en visite beaucoup d’autres. Et, là, à l’occasion j’y laisse des commentaires. La plupart du temps, il s’agit de commentaires brefs, amusés ou (j’espère) amusants. Mais parfois, je me laisse aller et je suis alors capable d’écrire longuement. J’ai décidé de rassembler ici certains de ces commentaires longs. Je n’ai pas mis les dialogues qui s’en sont éventuellement suivis, mais, comme j’ai mis le lieu où ils furent, rien ne vous empêche d’y aller voir. Vous découvrirez ainsi des blogs passionnants.
    Deux remarques :
    quand vous verrez une ligne de tirets, c'est que j'ai regroupé deux commentaires d'une même discussion, raison de plus pour aller la voir,
    à nouveau, il s'agit d'un article qui risque d'évoluer dans le temps, comme Citations.

    Sur la musique « classique ». C’était chez Pyrausta.

    Comme je te l'ai déjà dit, Beethoven ce n'est déjà plus du classique (au sens strict), c'est le début du romantique. Et dans ce mouvement, on est en plein dedans : pour ça que ça t'émeut !

    Je sais que je suis ch... avec ça, mais je trouve qu'il y a de telles différences entre le baroque, le classique, le romantique, etc. que ça m'exaspère toujours quand on met tout sous la même étiquette.
    En bref (et en schématisant à outrance) : Bach c'est la fin du baroque et le début du classique, Mozart c'est la fin du classique (avec déjà des échappées vers la suite) et Beethoven c'est les prémices du romantique.
    Comme des bornes : il y a un avant et un après.
    Puis on aura (au début du XXe) encore autre chose, quel est le début ? Berg ? Stravinsky ? je ne sais pas, mais là aussi, il y a un avant et un après.

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    Bon je vais insister lourdement (d'autant que je te l'ai déjà dit en privé - mais là c'est pour l'édification des foules ) :

    Suis pas d'accord avec cette opposition classique/variété.

    Question piège : où mets-tu le jazz ?

    L'opposition sus-citée est une abréviation médiatique (et/ou intello) absurde faite pour éloigner le grand public de la musique, et c'est lamentable.
    Il y a des époques musicales (avec leurs œuvres tantôt bonnes, tantôt médiocres ou mauvaises).
    Il y a la musique "savante" (mot désagréable : élaborée serait peut-être meilleur) et la musique populaire. Et les deux ont leurs époques, les mêmes.

    Tiens quand on me parle de "classique" à propos d'opéra, je bondis ! Non, c'est du lyrique.
    Sauf que dans lyrique (en français actuel), je mets l'opéra, l'opéra-bouffe, l'opérette, la comédie musicale, etc. et même la chansonnette de variété : lyrique veut dire (de nos jours) musique + paroles. Bien sûr, les techniques vocales n'ont rien à voir. Bien sûr qu'entre un Oratorio de Haendel, un opéra de Mozart, un opéra de Verdi, un opéra-bouffe d'Offenbach, etc. et une chanson de Dalida, il n'y a aucun rapport technique. (Enfin si, il y a le rapport de la prosodie - par exemple mettre l'accent tonique du texte au bon endroit de la mesure, ou, exprès, à côté).

    Je le redis : dire "musique classique" est une manière commode qu'ont trouvée certains pour éloigner le bon peuple de la musique.

    Sur la photo. C’était chez Sparfell Glaz, mais j’avais commencé chez Lulette.

    Le premier problème c'est que, comme je l'ai dit ailleurs - chez Lulette je crois, je suis très mauvais en photo.

    Je m'en suis rendu compte de diverses manières dont une : les photos que faisaient ma fille au même moment ! Et ce n'est pas une question de qualité d'appareil.

    En plus, j'ai appris à détester le preneur-de-photos-compulsif. J'en parle un peu sur mon propre blog dans ma série sur Rome, mais je n'y dis pas tout. Lors d'un de mes premiers séjours en Italie, c'était à Florence, j'ai visité le Musée des Offices. Ce musée contient deux ailes dont les salles sont chronologiques. Une des toutes premières est consacrée au début de la Renaissance italienne. Moi, j'y ai passé plus de 3/4 d'heure. Mais soudain j'ai vu surgir un troupeau de Japonais que cornaquait une guide : en moins de deux minutes, ils ont traversé la salle selon une diagonale réduite, mais certains eurent le temps de prendre des photos !

    Soyons précis : cette salle contient outre de splendides tableaux de Filippo Lippi (que j'adore), des oeuvres majeures de Botticelli : La naissance de Vénus et Le printemps. J'ai passé plus d'un quart d'heure devant ce dernier et, si je retourne à Florence, je recommencerai. Je vous conseille le "gazon" : vu de loin, on voit en effet un gazon sur lequel s'ébattent des nymphes et tout ça. Mais maintenant, rapprochez-vous : il n'y a pas deux brins d'herbe identiques (et le tableau est grand), et quand je dis 'herbe' je simplifie, ce sont des tas de végétaux variés qui composent ce 'gazon'.
    Dois-je le dire ? Il ne met même pas venu à l'idée de prendre une photo.

    Il y a un autre blog que je visite régulièrement qui héberge de magnifiques photos : Vision (mais rien à voir avec ici). J'y ai passé souvent de longs moments à contempler ses photos, et j'abhorre la niaiserie des commentaires qui l'encombrent. J'en ai parlé avec Kri, la tenante des lieux : je ne peux plus prendre de photo. Trop touriste. Elle m'a dit un secret : souvent elle tourne le dos à ce que regarde les autres. Et, elle, elle est douée en plus.

    J'ai abandonné la photo deux fois. La première pour des raisons très personnelles (dont je ne parlerai pas) il y a une trentaine d'années. Et donc, il y a une dizaine d'années à l'occasion de l'Italie, j'ai essayé de m'y remettre : ce que je viens de vous dire explique pourquoi j'ai laissé tomber.

    Je préfère vivre les choses que les conserver et, même, je préfère mes souvenirs, parfois confus, à la vision des photos-'souvenirs'.

    Sur les zoziaux et la « nature ». À nouveau chez Sparfell Glaz.

    Je ne sais pas si le rouge-gorge est un oiseau forestier, mais ce dont je suis sûr c'est que c'est un oiseau de jardin, même en ville.

    Tous les ans j'en ai au moins un qui vient finir de becqueter les restes des chats (ben si).
    Le cycle est très amusant à observer (et ne nécessite pas d'expéditions lointaines : la fenêtre de la cuisine suffit comme poste d'affût).
    Je mets à manger aux chats du jardin vers 17-18h, ils se précipitent et mangent le plus gros (parfois squattés par des chats du voisinage que j'ai un mal fou à chasser).
    Mais y'a des restes,le printemps et l'été, il y a les petits à nourrir, c'est à ce moment qu'interviennent les pies qui d'ailleurs engueulent les chats s'ils mangent trop : picorent les os qui peuvent rester.
    Suivent le ou les merle(s) qui en font autant avec les petits débris dont les chats ont parsemé les abords des gamelles.
    Puis intervient le rouge-gorge qui en fait autant. Parfois il revient dès le matin suivant (les merles aussi) des fois que la veille ils auraient négligé quelque chose.
    Si, au lieu de viande ou d'os plus ou moins entourés de chairs, je mets des boulettes dans la gamelle, la plupart des étés (surtout vers la fin) quand la pénombre arrive, je découvre un hérisson vautré dans ladite gamelle.

    Les mésanges dédaignent ces nourritures trop terrestres, se contentant de ce qu'elles trouvent sur les branches.

    L'autre jour j'ai "sauvé" un merle téméraire qui feignait de ne pas voir une chatte le guetter, suffisait d'ouvrir la fenêtre : le merle s'envola vers la branche la plus proche et la chatte me regarda d'un air désapprobateur.

    Et vous voudriez que j'aille habiter dans un appart' ?

    Sur l’enseignement. C’était chez Lulette.

    Comme je l'ai déjà dit plus haut, je n'ai pas envie de trop m'énerver sur l'école : je voudrais passer à autre chose. Mais quand je vois ton témoignage, j'ai du mal.

    L'école est une usine à fabriquer de l'auto-détestation (de soi-même et d'elle-même), et ce n'est pas nouveau : même quand j'étais élève, il y a un demi-siècle c'était vrai.
    Ce qui a changé le plus, c'est qu'à l'époque les rares qui aimaient l'école (dans mon genre) s'y trouvaient bien, alors que maintenant même ceux-là s'y ennuient.

    Pourquoi j'aimais l'école ? C'est une combinaison de plusieurs facteurs : une certaine facilité à apprendre, une curiosité naturelle pour la chose intellectuelle, un encouragement familial constant et la rencontre de certains excellents instits puis profs (ce qui ne m'a pas empêché d'en croiser de mauvais).

    La citation d'Einstein que donne Lulette est fondamentale : l'école est un système autoreproducteur. Et là je parle, en tant que prof, de certains de mes collègues. Eux (ou elles) ont réussi de telle ou telle manière et ils n'arrivent pas à imaginer que d'autres puissent réussir autrement.
    C'est valable pour les goûts, curiosités et envies, mais c'est aussi valable pour les méthodes d'apprentissage. Qui n'a su apprendre qu'en recopiant ses leçons, obligera tous ses élèves à en faire autant. Or cette méthode, si elle convient à certains, ne fonctionne pas du tout avec d'autres. Ce n'est qu'un exemple.

    Peut-être que dans quelques semaines aurai-je le courage d'écrire plus longuement sur le sujet, mais pas ces jours-ci.

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    On est d'accord sur la collaboration nécessaire entre parents et profs (quand elle est possible !).

    Je vais même donner un exemple, le mien élève. En 4ème (puis en 3ème) je suis tombé sur un prof dingue, ou du moins était-ce sa réputation. C'était un 'vieux' curé très farfelu. Pour donner un exemple (que je n'ai pas vécu mais que les anciens racontaient), un jour, pour illustrer "Le lac" de Lamartine il s'est carrément assis dans la corbeille à papier en mimant le rameur.

    Au départ, je n'ai pas compris et c'est alors que mon père m'a dit un truc fondamental : "Tu ne t'occupes pas de ce qu'est ton professeur, tu l'utilises" (je rends le sens, me souviens plus des mots). Et ça a tout changé. A partir de ce moment, j'ai compris avec lui.

    Plus, c'est sans doute le prof qui m'a le plus marqué de toute ma vie ! Et, quand moi j'ai été prof, j'ai fait comme lui : n'hésitant pas à me rendre ridicule devant les élèves pour peu que j'arrive ainsi à faire passer une connaissance ou un concept par ce biais. J'ai aussi utilisé ce que m'avait dit mon père. A l'époque les cabines téléphoniques existaient encore, alors je disais à mes élèves : "Si tu as besoin de passer d'urgence un coup de fil, est-ce que la couleur de la cabine est vraiment importante ? Pareil pour les profs, tel ou tel ne te plait pas, OK, t'en as rien à foutre : utilise le comme un outil pour apprendre."

    Ah oui je tiens à lui rendre hommage : il s'appelait le chanoine De Boussineau et c'était un grand bonhomme. Ce n'était pas le seul d'ailleurs. Voir par exemple ici.

    Sur les limites des maths. C’était chez Paul Jorion.

    En tant que mathématicien de formation (à la base), j’ai été absolument ravi d’écouter « Le temps qu’il fait » de ce dernier vendredi (1er Février 2013) : enfin quelqu’un qui ose appeler un chat un chat !

    J’ai probablement moins lu de livres de- ou sur- les mathématiques que Paul Jorion, mais j’en ai tout de même lu une quantité respectable et, parmi eux, beaucoup d’ouvrages sur l’histoire de la discipline, ce qui me conduit à être parfaitement d’accord sur sa conclusion : que la modélisation mathématique échoue à représenter le réel beaucoup plus souvent qu’elle n’y réussit. Nous sommes malheureusement très peu nombreux à penser ainsi, et surtout à pratiquer ainsi.

    La foi accordée aux mathématiques est extraordinaire (y compris, mais pas seulement, parmi les « matheux »). Et pourtant, même sur le plan mathématique (je pense à Gödel, Turing, Church, Herbrand, etc.), il est connu depuis bientôt un siècle que « ça ne marche pas ». Durant l’entre-deux guerres, ces mathématiciens éminents ont mis en évidence les limites de la « science mathématique ».

    Peine perdue, la majorité continue de croire que les « modèles mathématiques » se confondent avec ce qu’ils tentent de modéliser. Ni « Platoniciens », ni « Pythagoriciens », n’y parviennent bien entendu : un « modèle » est au mieux une représentation approximative (plus ou moins grossière) de la « réalité » (quoi que ce dernier mot veuille dire).

    Confondre la carte et le territoire conduit à la catastrophe. La « science » économique en est le parfait exemple : les illustrations y fourmillent.

    Je voudrais en toucher un mot au titre d’ancien prof de maths en Collège, ayant donc eu affaire à des enfants relativement jeunes, disons 11 ans en 6ème. Comme il est difficile de faire comprendre cela à ces enfants : ils sont déjà formatés par le système – sans parler de leurs parents !

    J’ai souvent utilisé cette parabole : « Imaginons un camion de 5 tonnes, qui transporte une petite voiture de 500 kg. Il est conduit par une jeune femme d’environ 50 kg qui a, à côté d’elle, sur le siège passager, une mallette qui avec son contenu doit bien faire 5 kg. Mais elle a bon appétit : ce midi elle a bien pris 500 g de déjeuner, qu’elle a terminé par un grand café de, disons 50 g, dans lequel elle a mis un sucre, soit 5 g de plus. »

    J’écrivais bien entendu, les chiffres au tableau au fur et à mesure. Puis je demandais aux enfants de déconstruire la chose : dans ce nombre résultant de 5.555.555 g, quel ou quels 5 ont-ils réellement de l’importance ? (pour passer par exemple sur un pont de poids limité à 5 tonnes). Eh bien, c’était laborieux : les mômes avaient très peur qu’une part quelconque de l’information ne se perde !

    Et quand j’en arrivais à leur faire comprendre que seul le premier 5, ou à la limite le second, a de l’importance, je suis sûr d’avoir laissé bien des incrédules derrière moi ! Le plus grave, c’est que faisant cela, j’appliquais le programme : La notion « d’ordre de grandeur » est dans les objectifs officiels ! Mais ce n’est qu’une goutte d’eau dans un océan de certitudes. Il faut voir les enfants recopier sans réfléchir tous les chiffres que leur a fourni leur calculette dans une simple division, pour le réaliser.

    Je donne cet exemple, pour montrer qu’il n’est même pas nécessaire d’invoquer les nombres irrationnels qu’a mentionnés Paul Jorion dans sa vidéo, ou les nombres transcendants : un simple nombre entier y suffit. L’approximation est la norme en mathématique : dans ma parabole, le camion pèse un peu plus de 5 tonnes et c’est tout, et il est clair que ce n’est pas le fait d’avoir mis un sucre dans son café qui y change quelque chose.

    Prenons un des tout premiers irrationnels découverts : racine de 2. On peut développer à l’infini son écriture : 1,41421356…, mais cela ne présente aucun intérêt ! Neuf fois sur dix, dire 1,4 suffit amplement. Prenons maintenant le plus célèbre des nombres transcendants : π. Même chose, on peut calculer des milliards de décimales de ce nombre : aucun intérêt. J’avais l’habitude de dire à mes élèves : « π c’est 3 et un chouïa ». Exemple concret : ma roue de vélo fait 60 cm de diamètre, si je fais un tour de roue, de combien aurai-je avancé ? Réponse : d’un peu plus de 1,80 mètres, disons 1,90 m, et certainement pas de 1,884955591… mètres. Si vous êtes en train de fabriquer un moteur de cyclo, un millimètre de précision est largement suffisant, pour une auto, disons un 10ème de millimètre, pour une Formule 1, il vaut mieux y aller au 100ème (vu le régime du moteur), mais si vous fabriquez une fusée, là il faut descendre au micromètre au moins. (*)

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    (*) Remarque de P.J. : Dans le livre de G.-Th. Guilbaud que je mentionne dans ma vidéo : Leçons d’à peu près (Bourgois 1985), il écrivait à propos de π : « Trois quatorze ? ou Trois quatorze seize ? – Réponse du plombier-chauffagiste : « Ça dépend de la nature du métal ! » » (p. 23).

    Guilbaud né en 1912, est mort en 2008.

    Sur l’océan. C’était chez Sparfell Glaz.

    Atlantique et Méditerranée.

    J'en parlais, il y a peu, avec Stéphanie qui habite dans le même coin que Lulette en comparant mon "chez moi", l'estuaire de la Loire, et son chez elle, disons le golfe du Lion, dont elle disait que le soleil et la mer lui y était indispensables. J'ai accordé le soleil, mais j'ai tiqué pour la mer.

    J'ai de la famille dans le sud : Var et Alpes-Maritimes, ce qui me permet de connaître un peu la Méditerranée. Rien à voir avec l'Atlantique (ni la Manche, Lulette !), d'abord à cause de l'odeur !

    Anecdote perso : revenant, il y a quelques années de ce 'lointain' sud en voiture par l'autoroute, fenêtre ouverte car il faisait beau, j'ai soudain senti quelque chose de bizarre. J'étais alors à encore plus de 100 km de chez moi. J'ai eu du mal à comprendre, puis c'est venu : l'air ne sentait pas pareil !
    Difficile à décrire : on parle d'air marin, d'air iodé, ce n'est techniquement pas vrai, en fait c'est l'odeur du sel mélangée à un certain type d'humidité. Et, ça, si je ne l'avais pas, je ne supporterais pas.

    Je ne vais que très rarement "au bord de la mer" et encore moins sur la plage. L'océan doit être à vol d'oiseau à 3 km de chez moi, ça me suffit.
    Et si je vais auprès, c'est pour ce dont parle Sparfell : les marées (pas les noires), les rochers, les coups de vent, les vagues, etc.

    J'avais une copine allemande qui adorait passer des heures assise sur la plage à contempler le mouvement perpétuel de l'Océan. Je comprenais, mais je ne pratiquais et ne pratique toujours pas : je préfère le vert, pardon les verts de la campagne ou de la forêt. J'ai passé un court séjour par chez elle (disons Forêt Noire) : le soir de mon arrivée, je contemplais le paysage environnant par une fenêtre, j'ai bien dû compter plusieurs dizaines de verts différents. J'étais aux anges et reposé.
    Ma propre campagne est à une 20aine de km de l'océan, c'est parfait, j'ai les deux : les verts et l'atmosphère.

     


  • Commentaires

    1
    Mercredi 6 Février 2013 à 19:55

    Ton blog est tout a fait interessant... Je vais y revenir et je me suis inscrite à ta news!

    Bonne soirée

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