• Léo Ferré.

    En réalité, je n'ai jamais trop aimé Léo Ferré (1916-1993).

    Trop militant à mon goût. Jusqu'à l'écœurement.

    Mais il y a au moins deux chansons que j'aime de lui, surtout la seconde que je vous propose : c'est un des textes qui m'a remué et me remue toujours à mort.

     

     


  • Commentaires

    1
    Lundi 3 Juin 2013 à 20:51

    Avant d'écouter, je tiens à te dire que j'y vais un peu à reculons en fait, traumatisme d'enfance où j'appelais ce monsieur "le Diable" quand je le voyais à la télé

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    2
    Lundi 3 Juin 2013 à 21:02

    Deux bons choix mais j'ai davantage prêté attention aux paroles du  Temps, écho particulier ces jours-ci, écho à des angoisses ... ça me fait penser à un texte que j'ai écrit, aussi.

    Maintnant, je vais me faire super plaisir en allant écouter Pride, tu comprendras là-bas pourquoi!

    3
    Mardi 4 Juin 2013 à 01:39

    Je pourrais écrire des dizaines de pages sur ce texte "Avec le temps", mais je vais m'abstenir.

    Le problème c'est les résonnances qu'il éveille en moi.
    Surtout des moments, tiens :
    "Même les plus chouettes souv´nirs ça t´a une de ces gueules
    A la gal´rie j´farfouille dans les rayons d´la mort"
    par exemple.

    Ou :
    "L´autre à qui l´on croyait pour un rhume, pour un rien
    L´autre à qui l´on donnait du vent et des bijoux
    Pour qui l´on eût vendu son âme pour quelques sous
    Devant quoi l´on s´traînait comme traînent les chiens"

    Et puis y'a ça :
    "Et l´on se sent tout seul peut-être mais peinard"

    Si tu savais le nombre de fois où ce vers m'a servi ou d'argument, ou d'explication, ou de consolation, tu serais épatée.

     

    Y'a un autre texte que j'ai pas osé mettre le jour où j'ai parlé de Brel, c'est le "Ne me quitte pas".

    Il a tourné en boucle, non pas dans le lecteur de CD, mais dans ma tête pendant des mois.
    Il dit l'inverse du texte de Ferré, mais on s'en fout parce que les deux sont vrais, l'un après l'autre.

    "Moi je t´offrirai
    Des perles de pluie
    Venues de pays
    Où il ne pleut pas
    Je creuserai la terre
    Jusqu´après ma mort
    Pour couvrir ton corps
    D´or et de lumière"

    "Laisse-moi devenir
    L´ombre de ton ombre
    L´ombre de ta main
    L´ombre de ton chien
    Mais
    Ne me quitte pas..."

     

    Ceci dit, rassure toi : ce n'est pas à toi que je pense en relisant ces textes...  

     

    4
    Mardi 4 Juin 2013 à 06:58

    Je préfère le texte de Ferré de loin! Celui de Brel me met super mal à l'aise, à cause du message d'annihilation ou d'abnégation totale

    bonne journée!

    5
    Mardi 4 Juin 2013 à 18:05

    Je suis d'accord avec toi, et Brel l'était aussi ! Il disait que 'ce n'était pas une chanson d'amour, mais une chanson sur la lâcheté des hommes'.

    Admettons.

    Sauf que, et je ne suis pas sûr du tout que ce soit spécifique aux hommes, en cas de rupture sentimentale, on passe tous plus ou moins par cette étape.
    Et là, je parle de vécu.

    Dans ces cas de passions qui s'éteignent, les rôles ne sont jamais symétriques : y'en a toujours un(e) qui voudrait continuer et qui est (ou se croit) prêt à tout pour ça.

    Puis, vient l'étape que décrit Ferré.

    Le plus "rigolo" dans l'histoire c'est que Brel a écrit cette chanson après sa rupture avec Suzanne Gabriello, rupture que lui avait provoquée !
    Et, dans la chanson, il adopte le rôle de la victime...

     

    6
    Mardi 4 Juin 2013 à 18:43

    Voilà, tu dis tout ce que je voulais dire ce matin mais ... migraine (j'ai pu aller au collège néanmoins, mais j'ai eu de sacrés problèmes d'élocution)

    Donc, merci de l'avoir écrit pour moi  :)

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