• Ma première chanson.

    J’ai longuement hésité sur la rubrique dans laquelle j’allais mettre cet article. Dans « Je suis », car c’est autobiographique ? Ou dans « J’écoute », car c’est de la musique ? Je me suis décidé pour cette dernière à cause d’une découverte sur YouTube.

     

    On en apprend à tout âge sur son passé.

    Ces derniers jours, j’étais chez mes (vieux) parents. Et ma mère m’apprit, à cette occasion, une chose que j’ignorais totalement. À ma décharge, ça doit dater d’il y a 60 ans environ et j’avais à peine deux ans.

    Un de mes grands-pères, le grand-père paternel, sans doute celui que j’ai le plus chéri, mais je vous en ai déjà causé (même ce qui va suivre vous expliquera peut-être une partie du pourquoi de ce chérissement et aussi une partie du pourquoi du je suis ce que je suis), m’a appris tout petit une chanson. Au grand dam de ma grand-mère d’ailleurs : « Tu aurais quand même pu lui apprendre autre chose ! ».
    Mais je m’imagine très bien, môminet, assis sur ses genoux répétant avec application ce que m’enseignait ce grand-père adoré.

    Ma mère ne se souvenait que du début de la chanson, mais mon père a complété en me donnant le texte « exact » :

    « Y’a trois filles à Saint-Herblain,
    (Y’a) pas moyen,
    (Y’a) pas moyen d’y mettre la main
    À leur machi-i-ine…

    Y’a trois filles à Saint-Herblain,
    (Y’a) pas moyen,
    (Y’a) pas moyen d’y mettre la main
    À leur machin. »

    Mon père me l’a fredonnée mais c’est un piètre chanteur donc, depuis, j’ai fait des recherches.
    Sur YouTube.
    Et j’ai trouvé ! Enfin presque.

    Il se trouve qu’en 1931, un certain Bérard (alors âgé de 61 ans), chanteur populaire, sortit un titre encore plus populaire. La musique et les paroles sont de Desmoulin-Dommel et Valfy que je ne connais ni d’Ève ni d’Adam. En 1931, mon grand-père avait 36 ans. Donc…

    Première hypothèse il adapta, à l’échelle locale (voir note finale) la chose, soit, seconde hypothèse, la chose existait à l’échelle locale et les Desmoulin-Dommel et Valfy s’en inspirèrent pour créer leur chanson.
    Je n’ai pas poussé mes recherches historiques suffisamment pour me prononcer.

    Mais bon, voilà ce que ça a donné en 1931, vous y reconnaitrez sans peine la thématique hautement intellectuelle :

     

    Note pour les amateurs de précisions historico-géographiques :
    Saint-Herblain était et reste une banlieue de Nantes, ville où je suis né.
    Plus : notre adoré Premier Ministre actuel, Jean-Marc Ayrault fut d’abord maire de Saint-Herblain, avant de devenir celui de Nantes puis ce que l’on sait.

     


  • Commentaires

    1
    Jeudi 13 Mars 2014 à 08:03

    Ces chansons anciennes ... pas toujours intellectuelles mais elles étaient reprises par tous. Moi, je me souviens qu'en 1939, mon frère voulait m'apprendre "l'Artilleur de Metz" ...lorsqu'il demandait une permission à mon père, il ne manquait pas de dire "si tu refuses, j'apprends l'Artilleur de Metz à ma soeur" !!! Je n'ai connu que les trois premières paroles de cette chanson (qui n'était pas faite pour une jeune fille alors !).

    Chansons à boire, chansons populaires...elles valaient bien certaines chansons de maintenant ! et les chanteurs avaient de la voix !

     

    2
    Jeudi 13 Mars 2014 à 08:29

    C'est drôle!

    Chacun son retour dans le passé, et je préfère le tien :D

    3
    Jeudi 13 Mars 2014 à 08:46

    Beaucoup de recherches,avec un agréable retour dans le passé..Quelle belle époque!!A bientôt,Jean-Pierre

    4
    Jeudi 13 Mars 2014 à 09:09

    Au moins, on ne se prenait pas la tête à l'époque pour les chansons "à texte", c'est très drôle !!!

    5
    Mark Daya
    Jeudi 13 Mars 2014 à 09:31

       Je porte le témoignage de ma femme, qui fut 5 ans élève au Lycée de fille de Saint-Quentin.

    Ce Lycée jouxtait l'hôtel de ville, le Beffroi dudit hôtel carillonnait gaiement le motif de la chanson.

    les gamines en étaient émoustillées à toute heure.

    6
    Samedi 15 Mars 2014 à 03:39

    Suite à une communication privée avec Mark Daya, il semblerait donc que :

    L'origine de cette chanson soit de Saint-Quentin,
    Plus, que la mélodie existait "avant" : c'était le motif du carillon du beffroi de ladite ville.

    Rien que de copieurs quoi...

     

    7
    Mardi 18 Mars 2014 à 10:25

    Perso, j'adore !!!

    Je ne connaissais pas. Amusante ton histoire pour un petit garçon de 2 ans  :-)

    St Quentin dans l'Aisne, donc le "quinquin"  LOL   du ch'ti !

    Amicalement. Dani

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